Pendant que l'attention et l'intérêt des élus locaux se fixent sur les possibles futurs périmètres des intercommunalités auxquelles pourraient appartenir leurs communes, la construction des pôles métropolitains suit son cours. Une bonne douzaine sont en train de se constituer, d'autres sont en cours de réflexion, sur le territoire français, certains affichant une ambition transfrontalière, ou transrégionale.
Le Pôle métropolitain organisé autour du Grand Lyon, de Saint Etienne Métropole, de la Communauté d'agglomération des Portes de l'Isère, et du Pays Viennois, désormais identifié sous le label « G4 » fait partie des pôles dont la naissance est annoncée pour le début de l'année 2012. Sachons le.
Qu'est-ce que cela signifie ? Les deux agences d'urbanisme de Lyon et de Saint Etienne qui travaillent en relation avec la RUL (Région Urbaine de Lyon) sur le sujet ont fait jeudi dernier à EPURES (agence d'urbanisme de St Etienne) une présentation des objectifs de cette nouvelle construction territoriale.
Les ambitions de développement territorial sont clairement énoncées: prise en charge du marketing territorial de l'espace concerné, stratégie de prospection d'activités menée au nom de ce territoire pour ses propres objectifs, reconnaissance de zones et/ou de secteurs d'activités « d'intérêt métropolitain », organisation des stratégies résidentielles en fonction des évolutions démographiques...
Quel avenir alors pour les espaces périphériques ? On peut citer, car ces situations ont été évoquées: Bourg en Bresse, Mâcon, même si Mâcon n'est pas en Région Rhône-Alpes, Roanne. Le maire de Tarare avec lequel travaille Grand Roanne Agglomération dans le cadre de la Convention Territoires Partenaires s'en préoccupe également.
Dans ce contexte, la lisibilité du Roannais pour nos possibles futurs partenaires du « G4 » est clairement posée. Je n'invente pas. Cela s'est dit. C'est factuel, certains évoquant les espaces qui pourraient devenir « satellites ».Ce propos ne vise pas à inquiéter. Il n'a pas non plus pour intention d'effacer toutes les questions, légitimes, que se posent les élus locaux (dont je suis) devant les évolutions de la carte de l'intercommunalité sur laquelle on leur a demandé de s'exprimer.
Mon intention est un « porté à connaissance », de donner un élément de contexte, un cadre de réflexion actualisé. S'il y a une intention, c'est bien celle là. Que personne, dans quelques mois, quelques années ne puisse dire: tous les éléments d'information ne nous avaient pas été donnés. Cela va sans dire mais peut être mieux en le disant: je suis à la disposition de tous ceux que cette réflexion intéresse.
Bonjour,
Comme je l'indique dans cet article, il s'agit d'un "porté à connaissance" du contexte dans lequel les évolutions en cours en matière d'intercommunalité s'inscrivent.
Pour le Roannais, il s'agit de pouvoir s'organiser et se structurer à la bonne échelle afin d'être partie prenante des développements en cours au niveau du pôle métropolitain lyonnais.
Les champs d'action ont été évoqués : marketing territorial, prospection d'activités, reconnaissance de zones et/ou de secteurs d'activités "d'intérêt métropolitain".
Ainsi, le Roannais doit avoir sa place et être acteur de ces ambitions de développement territorial.
Rédigé par : Christian Avocat | 15/11/2011 à 09:26
Monsieur le Président,
Pardonnez ma naïveté mais votre article est plein de sous-entendus. Pouvez-vous nous éclairer sur votre position par rapport à un pôle métropolitain autour de Lyon? Quelle place souhaiteriez-vous voir l'agglomération roannaise jouer dans ce dispositif? Quel est l'intérêt pour notre territoire?...
Les enjeux en la matière sont énormes. Ils ne méritent pas de polémique stérile, mais du temps et des informations objectives.
Rédigé par : La voix des roannais | 11/11/2011 à 20:29